« Compostelle – Marcher pour se sauver » : quand le cinéma révèle la beauté des chemins d’Occitanie

01 Avr 2026

Et si une marche pouvait changer une vie ? C’est la promesse du film Compostelle – Marcher pour se sauver, réalisé par Yann Samuell et porté par Alexandra Lamy et le jeune comédien Julien Le Berre. Sur fond de paysages spectaculaires, ce récit sensible suit deux personnages que tout oppose et qui se retrouvent embarqués sur l’un des itinéraires de randonnée les plus célèbres au monde : le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle. De la Margeride aux causses du Quercy en passant par les plateaux volcaniques de l’Aubrac, Conques et la vallée du Lot, le film, tourné en Occitanie, parcourt quelques-uns de ses territoires les plus emblématiques. Il sort en salle le mercredi 1er avril 2026. 

L'interview d'Alexandra Lamy

Qu’avez-vous ressenti en tournant sur ces chemins, et notamment en Occitanie ?     
" Nous vivons dans un pays magnifique. Depuis Le Puy jusqu’à l’Aveyron, en passant par la Lozère, tout est sublime. Se rapprocher de la nature vous recentre et fait un bien fou. 

Y a-t-il un lieu ou un moment du tournage en Occitanie qui vous a particulièrement marquée ?
" L'Aubrac est comme une madeleine de Proust pour moi. Cela me rappelle les vacances car j'y montais avec mes parents pour des moments en famille et nous y randonnions.  Conques et Estaing - que je ne
connaissais pas - sont également des coups de cœur". 

Vous évoquez souvent le pouvoir de la marche dans ce film. Est-ce que ce tournage vous a donné envie de repartir marcher sur ces chemins ?
"Assurément ! En parcourant ces chemins, j'ai retrouvé l'émerveillement, l'envie de m'arrêter, de prendre le temps de regarder l'immensité et la beauté du monde ; l'envie de laisser tout ce qui nous empêtre, nous empêche sur la route".  

COMPOSTELLE_Portrait Alexandra© 2025 Marie-Camille Orlando - Eveya Productions - Page Films - Apollo Films Distribution - France 3 Cinéma - Auvergne-Rhône-Alpes Cinéma- Artémis Productions

Le saviez-vous ?

Pour se déconnecter, entre deux tournages, Alexandra Lamy réside en Occitanie, dans les Cévennes gardoises, non loin d’Anduze. Quant à son jeune acolyte, Julien Le Berre, il a vécu jusqu'à récemment, dans le Tarn, de Gaillac à Albi.

L'interview de Yann Samuell

Les personnages empruntent la Via Podiensis, l’un des itinéraires majeurs vers Compostelle. Qu’est-ce qui vous a séduit sur ce chemin et notamment en Occitanie ?
"Je connais bien l'Occitanie pour avoir épousé une lotoise. Ma belle famille m'a ainsi fait découvrir de l'intérieur toutes les merveilles de cette région... depuis les hauts lieux les plus emblématiques jusqu'aux petits coins connus des seuls locaux. L'Occitanie est ma terre d'accueil depuis presque 30 ans. J'étais ravi de pouvoir filmer ses paysages et traduire en image son accueil et sa douceur de vivre".

Le cinéma est un moyen de faire découvrir des paysages et des territoires à un large public. Quelles sont, d’après vous, les images fortes d'Occitanie que les spectateurs retiendront de votre film ?
" Il était important pour moi et surtout pour la transcription du scénario en images que les paysages se fassent le prolongement du parcours intérieur des personnages. Pour certaines séquences la symbolique est quasi palpable : telle la traversée du pont Valentré à Cahors, où les personnages se rejoignent avant de se séparer comme le fait un pont: il unit deux rives que tout sépare... ou encore le vertigineux chemin accroché à flanc de falaise de Sauliac-sur-Celé, qui raconte visuellement le vertige d'une romance naissante dans le cœur du personnage d'Adam".

Quel regard portez-vous aujourd’hui sur ces chemins qui attirent chaque année des centaines de milliers de marcheurs venus du monde entier ?
" 70 000 pèlerins empruntent chaque jour l'un des chemins vers Compostelle en haute saison. Or moins d'un quart de ces marcheurs le fait pour des raisons religieuses. Il y a bien une raison qui transcende le simple appel de la foi. L'ouverture à l'inconnu, la découverte de l'autre, le dépassement de soi. S'il semble évident que pour entreprendre un tel périple on doit faire un tri dans ce que l'on emporte dans son sac à dos, on ne s'encombre que du strict nécessaire, ainsi en va-t-il également de ses bagages intérieurs: on abandonne ses frustrations, on fait une croix sur ses échecs et on oublie de penser à l'avenir. On vit le présent pour le présent. Un cadeau de chaque instant si justement nommé « présent ». C'est là, je crois, la vraie force de ces efforts qui mènent vers une quête personnelle et universelle. Religion ou pas l'issue d'une telle marche est la même, se découvrir soi-même en découvrant le monde".

Yann Samuell©Marie-Camille Orlando - Eveya Productions - Apollo Films Distribution - France 3 Cinéma - Auvergne-Rhône-Alpes Cinéma- Artémis Productions

COMPOSTELLE_Causses du Quercy© 2025 Marie-Camille Orlando - Eveya Productions - Page Films - Apollo Films Distribution

Les chemins de Compostelle : un patrimoine inscrit à l’UNESCO          

Les chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle comptent parmi les itinéraires culturels et spirituels les plus célèbres au monde. Au Moyen Âge, Compostelle devient l’un des trois grands pèlerinages de la chrétienté, aux côtés de Rome et Jérusalem. Aujourd’hui, ces itinéraires connaissent un fort succès : plus de 440 000 personnes les parcourent chaque année, pour des motivations spirituelles, sportives ou touristiques. Parmi les grandes routes européennes figure la Via Podiensis, ou « voie du Puy » (GR®65), qui traverse l'Occitanie depuis la Lozère jusqu'au Gers.  

En savoir plus

Le saviez-vous ?

Outre le chemin du Puy, deux autres itinéraires jacquaires (sans compter les variantes) traversent l’Occitanie : le chemin d’Arles (la Via Tolosa) et le chemin du Piémont.

Un film accompagné par les acteurs du territoire        

La réalisation de "Compostelle" s’inscrit dans une dynamique de coopération avec plusieurs acteurs engagés dans la valorisation des chemins et du patrimoine culturel. L’agence Unique Occitanie Culture, qui accompagne les projets artistiques et audiovisuels liés au territoire, a contribué à faciliter la production du film et la mise en valeur des paysages et des sites emblématiques traversés par les personnages. Le projet a également bénéficié du soutien de l’agence française des chemins de Compostelle, (basée à Toulouse), qui œuvre depuis de nombreuses années pour la préservation, la promotion et la transmission de cet itinéraire culturel majeur.   

COMPOSTELLE_© 2025 Marie-Camille Orlando - Eveya Productions - Page Films - Apollo Films Distribution - France 3 Cinéma - Auvergne-Rhône-Alpes Cinéma- Artémis Productions

COMPOSTELLE_Cahors Pont Valentré© 2025 Marie-Camille Orlando - Eveya Productions - Page Films - Apollo Films Distribution

Abbaye de Moissac© ADT82_Lauriane_Donzelli

Abbaye de Moissac© ADT82_Lauriane_Donzelli

“Sur les traces du film : 5 lieux d’Occitanie à découvrir sur le chemin de Compostelle” 

  • L’Aubrac,
  • Conques-en-Rouergue,
  • Les Causses du Quercy,
  • Cahors et le pont Valentré,
  • Moissac

    Le film a notamment été tourné à Marchastel (Lozère), Saint-Chély-d’Aubrac, Aubrac, Saint-Côme-d’Olt, Estaing, Conques-en-Rouergue (Aveyron), Cahors, Sauliac-sur-Célé, Bouziès (Lot) du 28 mai au 26 juin 2025.

La bande-annonce du film